Impact du COVID-19 sur la pelouse du Centre Spatial de Toulouse

Le CNES a publié sur LinkedIn ces jolies photos du Centre Spatial de Toulouse après le confinement.

Grâce aux satellites d’observation de la Terre, les ingénieurs du CNES sont capables d’étudier la végétation aux quatre coins du globe. Mais, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés… Pourraient-ils étudier leur propre pelouse par satellite ?

Pour le savoir j’ai extrait le NDVI des image multispectrales du satellite Sentinel-2. Le NDVI est un indice qui reflète la vigueur et à la quantité de végétation. Plus le NDVI est élevé, plus la végétation est active et abondante.

Pour cela j’ai sélectionné la grande pelouse à proximité du poste de garde de l’entrée nord.

Zone d’étude : la pelouse devant le poste d’entrée nord du CNES

Voici la série temporelle du NDVI sur cette pelouse depuis le lancement de Sentinel-2. Les faibles valeurs indiquent une contamination par les nuages. En suivant la courbe qui relie les points du haut on peut noter une variation saisonnière avec un maximum qui a lieu à la fin du printemps de chaque année, ce qui reflète bien le cycle de la végétation en région toulousaine. Enfin on remarque un pic à la fin de la période, avec plusieurs dates ayant un NDVI supérieur à 0,6 entre le début avril et fin mai 2020, ce qui n’avait jamais été observé auparavant dans cette chronique.

Série temporelle du NDVI Sentinel-2 L1C (moyenne dans la zone d’intérêt) du 06 juillet 2015 au 24 juin 2020

Il semble donc que l’on puisse voir l’effet du confinement sur l’état de la végétation dans le centre spatial de Toulouse ! Pour gagner du temps j’ai tracé ce graphique à partir des données Sentinel-2 L1C non-corrigées des effets de l’atmosphère. Pour bien faire il faudrait utiliser les données L2A produites par Theia ce qui permettrait de masquer les nuages et d’avoir un NDVI moins bruité. Enfin, il faudrait s’assurer aussi que les conditions météo particulièrement favorables du printemps 2020 n’ont pas contribué à ce regain de végétation, par exemple en regardant la tendance du NDVI sur des prairies naturelles en région toulousaine !

Au fait, ce n’est pas la première fois qu’on voit les effets du COVID-19 depuis l’espace dans ce blog..

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