La détection des ombres de nuages, comment ça marche ?

=>

Les ombres des nuages sont sombres, et ont été causées par la présence d’un nuage.

A l’exception de ces deux faits, on ne dispose pas de beaucoup d’informations pour détecter une ombre, et pour cette raison, les ombres sont encore plus difficiles à détecter que les nuages. Les ombres ne sont pas les seuls objets sombres, et les ombres de nuages peuvent être confondues avec des parcelles de sols nus humides, avec des étendues d’eau, ou avec des ombres projetées par le relief.

Ici encore, l’observation multi-temporelle peut aider à la détection, puis qu’il y aura moins de confusions si on détecte un assombrissement brutal de l’image. Cependant, l’effet d’une pluie ou d’une irrigation sur un sol nu peut-être similaire à l’effet d’une ombre de nuages.

Pour être sûr que les pixels détectés comme une ombre sont bien des ombres, il est donc bien utile de vérifier si l’on trouve le nuage qui les auraient créées.

Dans notre chaîne de traitement, nous procédons de la manière suivante :

  1. Détection des nuages
  2. Calcul de la différence entre l’image à traiter, et une image de référence acquise précédemment, dans la bande rouge
  3. Recherche de l’altitude des nuages. Pour une altitude allant de 500 à 10000m :
    • calcul de la position éventuelle des ombres.
    • calcul de l’assombrissement moyen observé pour cette position à partir de l’image différence calculée lors de l’étape 2.
  4. Recherche de l’altitude pour laquelle l’assombrissement est maximal
  5. Calcul du masque d’ombres à partir du masque de nuages projeté pour l’altitude calculée lors de l’étape 4

Malheureusement, il se peut que des nuages situés en dehors de l’image projettent leurs ombres dans l’image. Ces ombres là ne seront pas détectées par la méthode ci-dessus. Si l’on tient compte du fait que les nuages peuvent atteindre 5 à 10 kilomètres d’altitude, et qu’en hiver, l’élévation solaire peut être faible, la surface concernée par ce problème peut être assez étendue. Sur ce plan là, les meilleures images sont les plus grandes, et c’est Sentinel-2 avec 300 km de largeur, qui remportera la palme. Cependant, leur découpage en tuiles de 110*110 km réduit cet avantage.

Plus d'actualités

Three Sentinel-2 satellites instead of two: impact on the retrieval of the snow disappearance date

Due to the success of Olivier’s petition, ESA kept Sentinel-2A operational after the launch of Sentinel-2C. Having three operational satellites instead of two increases the revisit, which should improve the quality of the derived products, and therefore the reliability of operational services based on Sentinel-2 data. One of this service is the Copernicus’ High Resolution […]

Evolution des glaciers du Vignemale sous l’œil des satellites Pléiades (2013-2025)

Grâce à DINAMIS, un couple d’images stéréoscopiques a été acquis par Pléiades 1B le 14 septembre 2025. Le modèle numérique de surface (MNS) produit à partir de ces images peut être comparé à un autre MNS de septembre 2013 produit à partir des images Pléiades 1A commandées par Marti et al. (2014). Le glacier d’Ossoue […]

Rapid analysis of the GLOF in Gupis, Gilgit-Baltistan

Pakistan news media reported that a glacier lake outburst flood (the failure of a dam containing a glacial lake) occurred near Gupis, Gilgit-Baltistan, a highly mountainous region administered by Pakistan. Satellite images show that the flood triggered a debris flow, which reached the Gupis valley where it hit the Roshan (Rashon) village and blocked the […]

Rechercher