Ceci était ma dernière revue pour MDPI Remote Sensing, et voici pourquoi

=>

Récemment, j’ai accepté de relire le papier suivant, qui est maintenant publié en ligne :

https://www.mdpi.com/2072-4292/15/7/1827

Ce papier avait trois relecteurs. J’ai choisi de faire une relecture signée et publique, et le rapport du premier tour de revue est accessible ici. Comme vous pouvez le voir, j’avais beaucoup à dire sur ce papier, qui à mon avis demandait au moins une révision majeure. Les deux autres revues, également accessibles en ligne étaient plutôt légères, signalant uniquement quelques fautes et faisant des commentaires généraux.

A ce premier tour, les auteurs ont répondu très rapidement avec un document de 6 pages expliquant pourquoi ils ne feraient pas la plupart des modifications que j’avais demandées. Peu de changements ont en revanche été apportés à la seconde version du manuscrit.

C’était une semaine assez chargée pour moi, j’ai donc raté la période de 3 jours allouée pour accepter de relire la seconde version du manuscrit. Quand j’ai réalisé ça, j’ai envoyé un message à l’éditeur en demandant un délai supplémentaire, en soulignant que les auteurs n’avaient pas pris complètement mes commentaires de la première relecture. Ce n’était de loin pas la révision majeure que j’avais demandée. Ce message est resté sans réponse.

J’ai reçu aujourd’hui un message enjoué m’indiquant que le papier avait été accepté et publié.

Ceci était ma dernière revue pour MDPI Remote Sensing, et voici pourquoi :

  • Quand j’accepte de relire un papier, j’essaie de le faire bien et j’y passe du temps. Dans le cas présent ce temps est complètement gaspillé et je me retrouve à cautionner publiquement une publication contre ma volonté.
  • Accepter pour publication un papier avec deux revues positives très légères et une revue négative détaillée, sans même attendre le retour du relecteur ayant un avis négatif, est probablement bon pour les auteurs et pour le business, mais c’est mauvais pour la science en général.

 

 

Plus d'actualités

Suivi du manteau neigeux dans les parcs naturels des Alpes franco-italiennes

Dans les Alpes, le manteau neigeux est un stock d’eau saisonnier naturel dont dépendent la faune, la flore et les humains pour de multiples usages (refuges, bétail, etc.). Dans le cadre du projet ACLIMO financé par le programme européen Interreg ALCOTRA, le Cesbio a été sollicité pour mettre en oeuvre un outil d’estimation de l’équivalent […]

Le chaînon manquant dans la valorisation des travaux de recherche en télédétection

=> Mes collègues du CESBIO sont très créatifs ! Ils ont mis au point, au cours des dix dernières années, un grand nombre de nouveaux produits et de méthodes d’extraction de l’information à partir des données Copernicus (Sentinel-1 et 2). Et bien souvent, ils ne s’arrêtent pas à la mise au point de la méthode […]

Evolution des glaciers du Vignemale sous l’œil des satellites Pléiades (2013-2025)

Grâce à DINAMIS, un couple d’images stéréoscopiques a été acquis par Pléiades 1B le 14 septembre 2025. Le modèle numérique de surface (MNS) produit à partir de ces images peut être comparé à un autre MNS de septembre 2013 produit à partir des images Pléiades 1A commandées par Marti et al. (2014). Le glacier d’Ossoue […]

Rechercher